1577 St Jean d'hiver (50x20)

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Les héros et les génies séjournaient un temps sur la face de la lune tournée vers la terre pour revêtir un corps approprié à notre monde avant de s'y réincarner. Pour les anciens Grecs, lors du solstice d'été, les âmes descendent du ciel sur la terre par la porte du Cancer, celle des hommes, et elles retournent de la terre au ciel au solstice d'hiver, par la porte du Capricorne, celle des dieux. Sur la face de la lune tournée vers le ciel (gouffre d'Hécate), les âmes purifiaient leur corps astral avant de continuer leur ascension céleste.
(cf. Ech de Jac, Cercles divine comédie, Ech. Mithra.)
Les emblèmes de la Basse-Egypte sont la couronne rouge et l'abeille (bity, biti). Les Egyptiens figuraient l'âme humaine sous la forme d'une abeille. Le défunt rejoint les dieux sous la forme de l'insecte-ibat.
Sophocle a dit des âmes : L'essaim des morts bourdonne et monte.
L'abeille est identifiée à Demeter, déesse de la terre et des récoltes, où elle figure l'âme descendue aux Enfers. Les anciens donnaient le nom d'abeilles aux prêtresses de Cérès en tant qu'elles étaient chargées d'initier aux mystères de la déesse souterraine. Ils appelaient aussi abeille la lune qui préside à la génération et d'un autre nom taureau ; car le signe du Taureau est le point d'exaltation de la lune ; et comme les abeilles naissent des bœufs, on nomme Née des bœufs les âmes qui vont vers la génération et Voleur de bœufs le dieu qui connaît les secrets de la génération.
Sur la robe d'Artémis on peut voir sur les côtés, en alternance , une abeille et une fée (du grec phémé et du latin fabula, parole). L'abeille est une métaphore de la parole. Le mot abeille [en hébreu, Dvora : Debora, Deborah, NDE] vient du phénicien Dbr qui veut dire parole. On appelait abeilles les prêtresses du Temple d'Artémis, les Pythonisses et tous ceux qui guérissaient par la parole. Assimilées à la parole l'abeille symbolise l'éloquence, l'intelligence et la poésie.
Les prêtresses des Mystères (Rhéa, Déméter, Perséphone), étaient nommées Melissai, terme issu de meli , le miel, transmis au latin mellis, melittus ( qui a donné le nom de l'île de Malte).
Ou bien elle est l'âme qui s'envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d'Asie Centrale ou chez les indiens d'Amérique du Sud.
Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire. La saison où elle semble disparaître -les trois mois d'hiver- est rapprochée des trois jours durant lesquels le Christ mort est invisible, juste avant de ressusciter.
Chez les Celtes, qui buvaient l'hydromel, ou dans les traditions galloises, l'abeille évoque les notions de sagesse et d'immortalité de l'âme.
Trois cent abeilles d'or furent découvertes dans le tombeau de Childéric 1er (an 481), témoignant que la ruche était le modèle de la monarchie absolue. Napoléon 1er souhaitait que l'abeille soit un motif omniprésent, sur ses tapis comme sur son manteau de sacre.

1573 Mnèmèion (64x50)

 Le premier labyrinthe connu fut bâti en Égypte, vers l'an -1800, par Amenemhat III, de la 12ème dynastie. Composé de 2 fois 1500 pièces superposées, il se situait au dessus du lac Moeris, près de la ville des crocodiles (Abydos) où fut également bâti le Memnonium, qui abritait la tête d'Osiris. Hérodote (-420), écrivit que ce monument surpassait les pyramides.

Un monument, pour les grecs, est ce qui demeure (mane) et représente ce qui reste. La mémoire.