LES MANES (64x50)
Adios ene maittia
1961 11 11 Orphée
la petite route dans la nuit, la maison, je suis invisible
non, je suis la maison
les paysans s'installent, les générations se succèdent.
le navire revient siècles après siècles, les âmes défuntes s'évaporent
des pigeonniers et sont emportées par le vaisseau aux rayons de lune.
Pourquoi ce jour là, ai je quitté mon abri ?
il s'abattit sur moi comme une nuée de cendres
et il me guida dans l' univers atypique.
Partout la guerre intemporelle et la terre comme une bulle de paix
Un hôpital de campagne à l'arrière du front
puis le tribunal,
avais je vraiment le choix ?
de revivre encore celà ...
1958 Les tombes de la vallée
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Les pommiers, les cerisiers, les rossignols, Les fleurs suaves
Les volets repeins, le banc devant la ferme labourdine
le jeune couple sous la treille, l'enfant au sein
je passe la barrière, Le sous bois
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Les balles de foin sur les fourches vigoureuses
Le banc, un couple épanoui
contemple les premières étoiles du soir
La barrière grince, Le sous bois
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Les cuves fermentent
Sur le banc vermoulu les vieillards engrangent
les dernières chaleurs du soleil mourant
La barrière écroulée sous les ronces
Le sous bois
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La lumière d'une vallée
s'étageant doucement jusqu'à l'écume de l'océan
Sur l'herbe rase des tâches blanches encore et toujours
Au centre un calvaire, une porte, un escalier
un labyrinthe, une crypte, une pierre
un vent, une osmose, une élévation
une promesse
mnemeion

